Austérité, libéralisme et mobilité pour les personnels hospitaliers !

FONCTION PUBLIQUE : LIBÉRALISME, ATTENTION DANGER !

Pour la CGT Fonction publique, ce n’est malheureusement pas une surprise : les financements

publics socialement et économiquement utiles sont insupportables pour la Cour des Comptes !
Ses dernières préconisations d’hier le confirment amplement.
Constatant un « dérapage » des dépenses publiques (sujet sur lequel il y aurait beaucoup à dire
mais ce n’est pas le propos de ce communiqué), la Cour se fend d’un certain nombre de
préconisations, dont le côté tristement prévisible le dispute à l’engagement partial et subjectif !
Résumons :
Gel de la valeur du point d’indice
-Suppression du supplément familial de traitement
-Deux départs à la retraite sur trois non remplacés dans la fonction publique de l’Etat
(hors secteurs décrétés prioritaires) et un sur trois dans la fonction publique hospitalière
et la fonction publique territoriale
-Baisse du nombre de promotions et freins aux déroulements de carrières
-Augmentation différenciée de la valeur du point entre les versants (quand il y aura des
augmentations, ce qui visiblement n’est pas pour demain)…
N’en jetons plus, la coupe est pleine !
Au moins pourra-t-on sans regret dissoudre l’IFRAP puisque la Cour des Comptes le concurrence et le dépasse dans son libéralisme délirant…
Pour démontrer de manière définitive que la Cour des Comptes n’a plus aucune crédibilité dans
ses recommandations, notons que, à aucun moment, elle ne s’interroge sur le coût exorbitant
du CICE –20 milliards d’euros par an-qui depuis sa mise en place début 2013 a permis au chômage…
de s’accroître d’un demi-million de privés d’emplois supplémentaires !
Ceci posé, l’effet d’aubaine pour le gouvernement est manifeste. Dès hier soir, Gérald Darmanin
annonçait dans les médias le gel de la valeur du point d’indice, jusqu’au moins 2018.
On remarquera au passage combien l’attachement clamé au dialogue social et au respect des
organisations syndicales est de pure façade : le ministre est plus prompt à aller sur les plateaux
de télévision qu’à informer les syndicats représentatifs…
 Sur le fond, une austérité accrue est donc bel et bien à l’ordre du jour.

Il ne faut pas compter sur la CGT pour accepter, de près ou de loin, de nouvelles amputations
massives du pouvoir d’achat des agents de la fonction publique, la mise en péril de missions
publiques essentielles pour la population, une détérioration accrue des conditions de travail, le
démantèlement de la grille indiciaire unique.

Santé : cure d’austérité

La ministre de la santé précise au début de sa feuille de route « mon action aura donc comme objectif de consolider la cohésion autour du bien commun qu’est notre système de santé ». C’est là une belle intention que partagerait la CGT si le reste du contenu ne venait pas en contradiction.
Alors que l’on nous parle de politique nationale, dans la continuité des politiques des gouvernements précédents, le renvoi sur quasiment tous les sujets, aux territoires, régions, ARS et autres groupements hospitaliers territoriaux va être accentué. Autrement dit, les mesures d’économies drastiques décidées par le gouvernement seront renvoyées dans leur mise en œuvre aux territoires ce qui ne pourra se traduire que par de nouvelles disparités, d’un territoire à l’autre en fonction de leur réalité économique et sociale, accentuant encore plus, pour certains, la désertification.

Seuls victimes, les patients pour qui les difficultés d’accès aux soins, de prise en charge et d’accueil seront de fait aggravées.


15 milliards d’euros d’économie en 5 ans, c’est ce qui est annoncé. Là aussi, c’est en contradiction avec le contenu de la feuille de route dans laquelle il est indiqué un accroissement des inégalités, une baisse de l’accès aux soins, de la prise en charge et du suivi des patients et des carences avérées de l’action sociale. Une situation qui n’est que la résultante des politiques de réduction des coûts précédente.
La sécurité sociale « devra poursuivre sa modernisation […] en tirant tous les bénéfices de la transition numérique. » « Ces économies permettront de garantir une logique de proximité ». On sait où on en est aujourd’hui : les multiples réorganisations de la sécurité sociale ne se sont faites qu’à travers la réduction des effectifs et des services depuis plus de 10 ans, provoquant la fermeture de centaines de caisses en territoire et mettant en difficulté les usagers et les patients. Demain, avec ce qui est proposé, la proximité sera « numérique », autant dire virtuelle.


Sur la prévention en santé, il est indiqué entre deux virgules « la santé au travail » et rien de plus. C’est tant mieux car la santé au travail doit dépendre du ministère du travail. Là aussi on sait où l’on en est : la casse de la médecine du travail a produit ses effets.


Alors qu’il est prouvé qu’être en bonne santé dépend à 80 % de nos conditions de vie, nos conditions de vie, elles, dépendent à 100 % de nos conditions de travail.

Pour la CGT, il est donc inacceptable que le gouvernement ne fasse pas une priorité de ce sujet et ne place pas la médecine du travail comme élément central dans les politiques de prévention, notamment en instaurant un service public de la médecine du travail intégré à la sécurité sociale.
D’autres sujets sont abordés dans la feuille de route : la famille, l’innovation, la retraite, etc. Là aussi, les ambitions affichées sont contradictoires. Comment répondre aux besoins, avoir une justice sociale quand on annonce une réduction des dépenses de 15 milliards ?
La CGT se mobilise pour une reconquête de la sécurité sociale, pour un droit à la protection sociale pour tous et dans toutes ses dimensions, pour une mise en sécurité sociale de chacun face aux aléas de la vie, pour un système solidaire et par répartition où chacun cotise selon ses moyens et reçoit selon ses besoins. C’est cela « un système équitable et profitable à tous », comme le dit la ministre dans sa feuille de route mais il est vrai que l’on ne met pas tous la même chose derrière les mots.

Personnels hospitaliers : abonnez-vous à Via Michelin !

L’INSTRUCTION INTERMINISTERIELLE N° DGOS/GHT/DGFIP/2017/153 du 4 mai 2017 relative à l’organisation des groupements hospitaliers de territoire est parue au JO.

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Cette instruction légifère la mobilité des personnels médicaux et non-médicaux au sein des GHT.

NOUS NE LÂCHERONS RIEN !

La CGT appelle à la grève et manifestation le 12 septembre.

Refusons tous ensemble cette politique austéritaire qui casse notre service public de santé !

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