Baisse des APL: nouvelle mesure « anti-pauvre » de Macron

 

Baisse des APL :
Les locataires et les allocataires modestes trinquent
Les proprios et les spéculateurs se frottent les mains :

Baisse des loyers ! Taxation des profits immobiliers !

 
Renonçant à baisser les loyers, alors que les expulsions sont en hausse constante et chaque année dépassent des record absolus (15 220  expulsions forcées en 2016, 14 600 en 2015, ), le gouvernement a décidé de raboter une nouvelle fois les APL, annonçant une baisse uniforme de 5 euros par allocataire, impactant les ménages les plus pauvres.

En effet, 48,6% des allocations logement sont versées au 10%  les moins riches des ménages  (95,4% des allocations logement étant versées à la moitié la moins riche ) [1] .

Cette baisse touchera plus durement les plus pauvres des allocataires, pour lesquels chaque euros pèse, mais épargne ceux qui profitent des loyers chers et se sont enrichis depuis 15 ans.

Dans le même temps le gouvernement s’annonce la baisse  des allocations familiales, et d’autres prestations sociales, pour réaliser quelques dizaines de millions d’euros d’économie.

Quand à l’argument selon lequel la baisse des APL fera baisser les loyers est un mensonge, vérifié en Grande-Bretagne lorsque le gouvernement a baissé les aides au logement : il n’y a eu quasiment aucune incidence sur le niveau des loyers, les locataires ont essuyé l’essentiel de la baisse …

Ce n’est ni aux ménages modestes, ni aux étudiants, ni aux locataires HLM de payer le logement cher !
Il faut baisser les loyers, généraliser et améliorer  l’encadrement  des loyers, et prendre l’argent là où il se trouve : les profits des grands groupes financiers et les profits immobiliers en général

Droit Au logement,  appelle à s’unir et se mobiliser au plus vite contre les mesures budgétaires brutales qui s’annoncent contre les  locataires et exige notamment :

  • La baisse immédiate et la généralisation de l’encadrement des loyers
  • Le rétablissement de la solvabilité des APL, afin que la part des loyers ne dépasse pas 20% des revenus
  • La taxations des profits spéculatifs et locatifs en hausse pour financer la solvabilisation des locataires et la réalisation massive de logement sociaux
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