Vente d’esclaves en Libye : une honte pour l’Humanité

L’incapacité africaine ou manque de volonté et de hardiesse de nos chefs d’États ? Incroyable, mais vrai. L’Afrique a-t-elle les yeux voilés, pour arriver à la répétition de l’histoire la plus douloureuse et jamais enregistrée dans les archives de l’humanité ? En Libye, un pays membres de la CEDEAO, la vente des esclaves est devenue une monnaie courante.

Des jeunes africains en quête d’une vie meilleure, sont victimes de cette pratique inhumaine qui a longtemps marqué négativement les générations en Afrique.

Pour une somme de 150.000f voire 200.000f, vous pouvez payer un sénégalais pour au moins trois. Des jeunes africains, sont victimes de la pire injustice du monde et sont livrés à leur sort, un sort pathétique et dramatique, qui laisse couler des larmes. A quand la fin de l’esclavage et de l’exploitation illicite de l’homme noir ?

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Une victime sénégalaise de ces atrocités en Libye, s’est confiée à la chaîne Sunubuzz. En effet, retenu dans un cachot libyen pour 200 000 FCFA, il a, avec un ton presque dépourvu de tout, décrit le bourbier dans lequel il se trouve et a lancé un appel à sa famille : « Je supplie ma famille de payer pour moi. Cela fait plus de deux semaines que je suis retenu dans un garage. Les gardiens me battent chaque jour, matin, midi et soir. Ils me demandent de payer pour être libéré. Comme je n’ai plus rien à leur offrir, ils me demandent d’appeler ma famille restée au Sénégal pour qu’elle m’envoie de l’argent. S’il vous plait aidez-moi avant qu’ils ne me tuent ». L’enregistrement a été diffusé lors d’une émission télévisée.

 Une honte pour l’humanité, un crime contre l’humanité, une complicité des États y compris Africains silencieux. Alors que depuis des décennies ce scandale planétaire prospère dans l’impunité. Bally Bagayoko]

 L’esclavage dans le monde


« Hommes, femmes ou enfants, près de 36 millions de personnes sont victimes d’esclavage dans le monde, et plus de la moitié le sont dans cinq pays : l’Inde, la Chine, le Pakistan, l’Ouzbekistan et la Russie, révèle lundi une organisation de droits de l’Homme. Selon une enquête menée par la Fondation australienne Walk Free, « l’esclavage moderne est présent dans l’ensemble des 167 pays » couverts par l’étude : il peut s’agir de traite d’êtres humains, d’exploitation sexuelle, de travail forcé, de servitude pour dette ou de mariage forcé ou arrangé.

L’organisation a comptabilisé 35,8 millions de personnes réduites en esclavage, un chiffre en hausse de 23 % par rapport à 2013, non pas à cause d’une explosion du nombre de cas, mais en raison d’une meilleure méthodologie.

L’Afrique et l’Asie rassemblent une grande partie des pays où les « esclaves » sont les plus nombreux.

Cinq pays concentrent à eux seuls 61 % des personnes exploitées : l’Inde, où « existent toutes les formes d’esclavage moderne », arrive largement en tête avec 14,3 millions de victimes, devant la Chine (3,2 millions), le Pakistan (2,1), l’Ouzbékistan (1,2) et la Russie (1,1).

Si l’on examine le pourcentage de la population réduite en esclavage, la Mauritanie connaît la plus forte proportion de victimes d’esclavage moderne (4 %). L’esclavage est « héréditaire » et « enraciné dans la société mauritanienne », explique le rapport. Elle est suivie par l’Ouzbékistan, Haïti et le Qatar.

En bas du classement, l’Islande et le Luxembourg sont les deux pays les plus exemplaires, avec seulement 100 victimes chacun.

L’Europe dispose de la proportion de personnes exploitées la plus faible (1,6 %), mais compte quand même 566.200 personnes réduites en esclavage, souvent victime d’une exploitation sexuelle ou économique.

La Belgique compte encore 1.500 « esclaves modernes »

Pas moins de 1.500 personnes en Belgique vivent dans des conditions d' »esclavage moderne », selon le rapport annuel Global Slavery Index de la Walk Free Foundation. En Europe, le taux le plus élevé se trouve en Bulgarie (0,38 %). La Belgique figure quant à elle parmi les bon élèves avec un score de 0,013 %. »

Manifestation anti esclavagisme réprimée en France

Place de l’Etoile bloquée quelques minutes, jets de gaz lacrymogène, face-à-face avec les forces de l’ordre… La manifestation contre la traite d’êtres humains en Libye s’est terminée dans la tension. Cette marche lancée ce samedi à Paris pour protester contre l’esclavage n’avait pas été officiellement déclarée.

Plusieurs centaines de personnes, d’abord rassemblées devant l’ambassade de Libye, située dans le 15e, ont ensuite marché jusqu’aux Champs-Elysées, passant notamment devant la tour Eiffel, aux cris de « Non à l’esclavage ». Selon des témoignages sur Twitter, des heurts ont eu lieu en fin de parcours.

L’idée de ce rassemblement est notamment partie d’une initiative lancée par le journaliste Claudy Siar. Les manifestants répondaient aussi à l’appel de plusieurs associations, et notamment d’un Collectif Contre l’Esclavage et les Camps de Concentration en Libye (CECCL), créé en réaction à la diffusion du reportage de CNN montrant des migrants vendus aux enchères en Libye.

Dans un communiqué, le préfet de Police a précisé avoir donné des instructions pour encadrer et sécuriser rapidement ce cortège improvisé, qui a réuni plus d’un millier de personnes. Aucune dégradation n’a été commise.

Cependant, le préfet de Police « a demandé que les investigations permettent d’identifier les organisateurs de ce rassemblement, organisé au mépris de la loi, afin que des procédures soient engagées aux fins de poursuites adaptées ».

La CGT condamne fermement cette vente d’êtres humains indigne, inhumaine qui se fait sous l’œil complaisant des États. La CGT condamne aussi fermement les violences policières dont les manifestants ont été victimes. 

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Une réaction

  1. La photographie en haut de l’article (homme pointant un revolver sur la tempe d’un autre) n’a rien à voir avec la vente d’esclaves. Elle a en effet été prise en Libye certes, mais pendant les Printemps arabes (2011) par le photoreporter Rémi Ochlik (IP3 Press). La légende, rédigée par ce photojournaliste, précisait alors que l’homme ui tient le revolver vient d’arrêter un mercenaire qu’il pensait être pro-Khadafi. Rémi Ochlik a été tué en Syrie, à Homs, le 22 février 2012. Merci de respecter son travail et sa mémoire en ne détournant pas ses photographies avec des légendes fallacieuses.

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