En 2018, continuons à combattre le capitalisme ! Que la force de Mai 68 soit avec nous !

En 2018, c’est pas Macron qu’il faut recommencer, c’est MAI 68 !

2017 se meurt dans les douleurs du chaos libéral. Du haut de ses skis, le chef du parti de l’Argent lance la chasse aux chômeurs, après qu’à Chambord il a relancé les chasses à courre de la… République.

Notre bon pasteur du libéralisme gambade sans souci dans les Pyrénées, car les médias font bouclier autour de lui et chantent sa gloire. En retour, le président des Riches promet la destruction de l’information diffusée par l’audiovisuel public comme la fin du service public, dont la SNCF qu’il torpille.

2018 doit être autre chose que cette année bulldozer où l’exécutif applique les directives d’une Union européenne qui nous amène « en même temps » l’austérité perpétuelle et le retour du fascisme des années 30.

Tant d’initiatives collectives, tant de prouesses solidaires s’expriment, à l’égard des réfugiés, des victimes des laboratoires pharmaceutiques, des pauvres et des sans logis, des enfants menacés d’expulsion, sans oublier celles et ceux qui font la queue pour recevoir de mains bénévoles des repas…

Toute cette belle humanité se trouve dans ces luttes invisibles qui croissent et se multiplient, mais qui représentent un objet de méfiance à qui devrait contribuer à leur unité, parce qu’ils préfèrent leur strapontin à des négociations qui n’en sont plus depuis longtemps.

Le fléau libéral est une arme de destruction massive. On sent bien que pour inverser la tendance, faire tourner la société au bénéfice de toutes et tous et non pas au profit de la minorité des paradis fiscaux, il faudra un grand mouvement, une force propulsive majeure.

Le souffle de Mai 68, en cette année du cinquantenaire, est une source d’inspiration. La plus importante grève générale de notre histoire, entre 7 et 10 millions de grévistes, fit apparaître la richesse de la créativité collective et le désir d’en finir avec le carcan de l’ordre capitaliste.

Nous avons besoin d’un Mai 68 réussi. Nous voulons sortir du commentaire impuissant de l’ordre libéral. Nous voulons réussir le prochain Mai 68.

Eux, les libéraux, nous prêchent la dépression, le cynisme, le renoncement, le consentement à la servitude, bref leur « individualisme compétitif ».

Nous, nous voulons parler de cette autre société que nous allons construire, une perspective qui unit, rassemble par l’échange permanent et la solidarité en actes.

Utopique ? L’utopie est le seul remède à la mélancolie…

1er Janvier, augmentation de la CSG

La CSG sera portée à 8,3 % pour les retraités et 9,2 % pour les actifs (+ 1,7 point), le 1er janvier 2018.

La Contribution Sociale Généralisée est un impôt qui rapporte plus que l’impôt sur le revenu, soit 93,8 milliards d’euros en 2016. La nouvelle hausse programmée de la CSG ajouterait 22 milliards de plus.

La CSG est affectée à la branche maladie de la sécurité sociale et sert également à financer :
– les prestations familiales pour compenser la suppression des cotisations sociales « familles »,
– le Fonds de solidarité vieillesse, pourvoyeur de l’Allocation de solidarité aux personnes âgées – il est aussi alimenté par la Journée-de-solidarité qui consiste à travailler gratos ce jour là,
– la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie, pourvoyeur des prestations liées à la dépendance, dont l’APA. Ce qui fait doublon avec la CASA !

Il s’agit donc d’un tournant majeur du financement de la Sécurité sociale, qui échappe aux salariés et qui est toujours plus fiscalisée.

LA CSG POUR LES SALARIÉS, UN GAIN DE POUVOIR D’ACHAT ?

Le taux de la CSG sur les revenus d’activité est actuellement de 7,5 % dont 5,1 % déductibles des impôts. La hausse de 1,7 point fait passer la CSG à 9,2 % dont 6,8 % déductibles des impôts, le 1er janvier 2018.
Mais deux étapes, le 1er janvier puis le 1er octobre 2018, pour la contrepartie de la suppression des cotisations sociales « maladie » des salariés (le taux est de 0,75 %) et « chômage » (le taux est de 2,40 %).

Le salaire semblera progresser de 132 euros par an en 2018, puis 263 euros en 2019, pour un salarié payé au SMIC…

MAIS cela se traduira par une hausse d’autant du revenu net imposable et les conséquences sur les diverses prestations ou exonérations dont peuvent bénéficier certains salariés. Même chose pour les auto-entrepreneurs et indépendants dont le taux de CSG est de 7,5 % et passera à 9,2 %.

Et pour les agents de la fonction publique ?

Les fonctionnaires et les contractuels (salariés du public) n’échappent pas à la hausse de la CSG de 1,7 point. Le taux de leur CSG passera donc à 9,2 % dont 6,8 % déductibles comme pour les salariés du privé.
Mais comme ils ne bénéficient pas de la suppression des cotisations « maladie » et « chômage », seraient prévues deux sortes de compensations.

QUELLE CSG POUR LES RETRAITÉS ?

Le taux de la CSG sur les retraites est actuellement de 6,6 % dont 4,2 % déductibles des impôts. Son augmentation de 1,7 point la fait passer à 8,3 % dont 5,9 % déductibles des impôts dès le 1er janvier 2018.

Ca se traduit par une baisse des retraites puisque la hausse de la CSG n’est pas compensée, pour les retraités, par la suppression des cotisations sociales « maladie » et « chômage ».

Elle n’est pas compensée non plus par la revalorisation de 0,8 % des retraites au 1er octobre – circulaire CNAV du 26 septembre 2017

Elle est compensée par un dégrèvement progressif de la taxe d’habitation
Sont concernés tous les retraités qui déclareront en 2018 un revenu net imposable (année n – 2, soit 2016) supérieur à 14 404 euros pour une part de quotient familial majorés de 3 846 euros par demi-part supplémentaire.

Et pour les petits retraités ?

Les retraités dont le revenu fiscal de référence (net imposable) 2016 (année n – 2) ne dépassera pas 14 404 euros pour une part de quotient familial + 3 846 euros par demi-part supplémentaire seront assujettis en 2018 à la CSG au taux réduit (3,8 %) ou exonérés.

Ils ne sont pas concernés par la hausse du taux de la CSG de 1,7 point. Mais ils restent redevables de la CASA à taux plein et de la CRDS.

Sont également exonérés de ces trois contributions sociales les retraités qui perçoivent l’ASPA (ex minimum vieillesse) ou l’allocation de solidarité invalidité ASI ou la retraite du combattant, la retraite mutualiste ou encore une pension militaire d’invalidité ou de victimes civiles de guerre.

 

5 611 400 CHÔMEURS + 658 800 NON TENUS DE CHERCHER UN EMPLOI FIN NOVEMBRE – UN TAUX DE CHÔMAGE QUI RÉJOUIT GATTAZ

Ces chiffres du chômage, Pierre Gattaz et sa famille, qui avec 310 millions d’euros figurent au 274e rang, les attendaient, angoissés, en leur château de Sannes dans le Lubéron (deux piscines, 73 hectares de terres agricoles dont 35 hectares de vignes classées et 2 120 m2 habitables, dont six suites.)

DEMANDEURS D’EMPLOI INSCRITS À PÔLE EMPLOI EN NOVEMBRE 2017

Fin novembre 2017, en France métropolitaine, parmi les personnes inscrites à Pôle Emploi et tenues de rechercher un emploi (catégories A, B, C),
– 3 454 100 sont sans emploi (catégorie A)
– 2 157 300 exercent une activité réduite (catégories B, C),
– soit au total 5 611 400 personnes.

Fin novembre 2017, 658 800 personnes inscrites à Pôle emploi ne sont pas tenues de rechercher un emploi.

En France (y compris Drom), le nombre de demandeurs d’emploi s’élève à 3 712 200 pour la catégorie A.

C’est sur ce solide socle de chômeurs que Macron a pu détruire le Code du travail et précariser la très éventuelle création d’emplois à venir.

DE QUOI NOURRIR UNE CERTITUDE : MACRON ET GATTAZ NE FERONT PAS MACHINE ARRIÈRE TOUS SEULS. À NOUS DE CONSACRER L’ANNÉE 2018 AU GRAND BOND EN AVANT DE NOTRE ACTION GÉNÉRALE POUR LES INTÉRÊTS DE TOUTES ET TOUS.

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