En hommage à Malik

En arrivant dans le Quartier latin, les voltigeurs prennent en chasse les jeunes présumés « casseurs » qu’ils croisent. À minuit, Malik Oussekine sort d’un club de jazz. Des voltigeurs le remarquent et se lancent à sa poursuite. Malik Oussekine tente de s’enfuir. Il croise un homme qui rentre chez lui. Celui-ci, fonctionnaire des finances, laisse l’étudiant entrer dans le hall de son immeuble, mais les policiers entrent à leur tour. Selon le fonctionnaire des finances, seul témoin des faits, les voltigeurs « se sont précipités sur le type réfugié au fond et l’ont frappé avec une violence incroyable. Il est tombé, ils ont continué à frapper à coups de matraque et de pieds dans le ventre et dans le dos »

Les voltigeurs ont été remis en service par Robert Pandraud, ministre délégué à la Sécurité auprès du ministre de l’Intérieur, Charles Pasqua. Ce sont des policiers montés à deux sur une moto tout-terrain ; l’un conduit, l’autre est armé d’une matraque. Ils ont comme mission de « nettoyer » les rues après les manifestations en pourchassant les « casseurs » , ce corps de police fut dissous à la suite de cette affaire.

Les deux voltigeurs directement impliqués dans sa mort sont jugés pour « coups et blessures ayant entraîné la mort sans intention de la donner ». Ils sont condamnés le 27 janvier 1990 à deux et cinq ans de prison avec sursis11. En interne, L’un écope du niveau de sanction le plus sévère, sanction du quatrième groupe, soit la mise en retraite d’office. L’autre est sanctionné par un déplacement d’office (sanction de deuxième groupe).

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