BULLETIN D’INFORMATION MENSUEL DE LA CGT CH ESQUIROL: LE REMUE-MENINGES

Voici le 1er bulletin d’information mensuel de la CGT du CH Esquirol. ce bulletin sera diffusé dans l’établissement

LA CGT DU CH ESQUIROL VOUS PRESENTE SES MEILLEURS VOEUX

L’année 2017 s’achève et de nouvelles mesures pour 2018 sont déjà annoncées!

Le rouleau compresseur du capitalisme continue d’avancer nous écrasant encore un peu plus: augmentation de la CSG, du gaz, des PV, contrôle des chômeurs, application de la loi travail avec des licenciements facilités….

Pour la santé la saignée continue: budgets des hôpitaux subissant de nouvelles baisses, suppression de lits, d’unités, de services de proximité, suppression de personnels, mise en place des GHT.

La hausse de la CSG, le gel du point d’indice, la baisse des APL, l’augmentation des énergies (gaz, essence)…vont encore impacter notre pouvoir d’achat.

Mais nous ne devons surtout pas nous décourager, bien au contraire! Les nouvelles résolutions pour cette nouvelle année seront la résistance et la lutte. Nous ne devons surtout pas nous mettre à genoux, bien au contraire. Nous devons relever la tête!

Au CH Esquirol nous devons refuser la perte des heures lors de l’alternance jour-nuit, la baisse des effectifs dans les unités, les conditions de travail qui se dégradent avec son lot de violence qui accompagne le manque de moyens humains. Nous sommes face à une direction et une hiérarchie méprisantes et totalement coupées de la réalité du terrain.

Il faut monter la résistance, refuser ces conditions de travail qui se dégradent sous prétexte d’économies de chandelle. Les méthodes employées, digne dans autre temps, ont pour vocation de nous terroriser et de nous museler. Nous ne sommes pas un troupeau de moutons incapable de réfléchir et qui suit docilement le « berger ».

Nous avons les moyens de nous faire entendre. Nous sommes cent fois plus nombreux qu’eux.

Exigeons le respect ! En 2018, nous ne lâcherons rien!

La CGT du CH Esquirol vous souhaite une bonne année 2018 avec tout ce qui peut avoir de meilleur pour vous et vos familles!

 

Site internet : CGT Esquirol Limoges

Facebook : CGT Esquirol Limoges

 

 

Le droit de grève dans la Fonction Publique hospitalière

La grève est une cessation collective et concertée de travail en vue d’appuyer des revendications professionnelles. Le droit de grève est un droit fondamental reconnu à tous les salariés par la Constitution française et les textes internationaux. Le droit de grève est souvent l’ultime recours pour obliger l’employeur à s’asseoir à la table des négociations, il est l’un des principaux contre-pouvoirs à la disposition des salariés : il leur permet en effet de se remettre sur un pied d’égalité avec leur employeur.

La grève doit avoir pour objet la satisfaction de revendications professionnelles. De même, sont interdites dans le secteur public les grèves perlées ou grèves du zèle. D’autres règles sont cependant spécifiques au secteur public, en général, fondées sur la conciliation entre le droit de grève et le principe de continuité du service public.

Interdiction des grèves tournantes

L’heure de début de la grève indiquée dans le préavis doit être commune à tous les membres du personnel. La loi de 1963 interdit ainsi les grèves tournantes, consistant à cesser le travail à tour de rôle entre les différentes catégories de personnel.

L’obligation de déposer un préavis

La cessation concertée du travail doit être précédée d’un préavis.

Le droit de grève est réglementé pour les personnels des entreprises, des organismes et des établissements publics ou privés lorsqu’ils sont chargés de la gestion d’un service public.

Les salariés, qui sont seuls titulaires du droit de grève, ne sont pas tenus de cesser le travail pendant toute la durée du préavis. Ainsi, ils peuvent parfaitement ne faire qu’une journée de grève.

Qui doit réaliser le préavis ?

Le préavis doit émaner d’une organisation syndicale représentative au niveau national.

Assignation de salariés par la direction

En l’absence de toute disposition législative en ce sens, le juge administratif a autorisé la désignation de personnel gréviste pour assurer un service minimum

Cette désignation suppose que le nombre de salariés non grévistes soit insuffisant pour assurer le fonctionnement du service.

Elle ne saurait avoir pour objet et pour effet de contraindre l’ensemble des personnels du service visé à remplir un service normal mais seulement de répondre de la continuité des fonctions indispensables. Cette désignation est effectuée par l’autorité hiérarchique, et notifiée individuellement à chaque salarié exerçant les fonctions nécessaires à la continuité du service public. Elle doit se limiter strictement aux services publics indispensables. Un agent qui ne se conformerait pas à une désignation régulière commettrait une faute disciplinaire et serait passible de sanctions.

Ne pas confondre réquisition et assignation

L’article 3 de la loi 2003-239 du 18 Mars 2003 instaure le pouvoir de réquisition du préfet sur le personnel public de santé. Cette réquisition est une procédure écrite qui émane de l’autorité judiciaire (préfet, officier de police judiciaire,…).

Effets de la grève sur la rémunération

La rémunération pendant les périodes de grève n’est pas due. La déduction porte sur l’ensemble des éléments de la rémunération, à l’exclusion de ceux qui correspondent à des avantages familiaux ou des prestations d’action sociale. Les heures de grève n’étant pas rémunérées, elles ne sont en principe pas prises en compte pour le calcul des droits à la retraite.

 

 Non, les services de psychiatrie ne sont pas aux ordres du ministère de l’intérieur !

Alors que la psychiatrie française subit dramatiquement les effets d’une politique destructrice et sans perspective où l’on voit se multiplier les fermetures de services de lits, où la souffrance au travail se généralise ainsi que les violences, des passages à l’acte viennent ajouter stupeur et colère à notre affliction.
Il y a quelques mois déjà, certaines ARS sollicitaient les soignant.e.s des hôpitaux psychiatriques afin de « repérer les patients radicalisés ». Dans un courrier daté du 7 décembre, l’ARS PACA demandait aux hôpitaux de la région, par le biais de l’encadrement, de faire signer à des patient.e.s hospitalisé.e.s sous contrainte leur notification d’obligation de quitter le territoire afin de la transmettre à la Préfecture.
C’est intolérable et inacceptable ! La Fédération Santé et Action Sociale CGT et sa Commission Nationale Psychiatrie dénoncent avec la plus grande vigueur de tels agissements.
Le 5 janvier 2018, face à la polémique, l’ARS PACA a annulé son courrier. Comment de telles initiatives sont-elles possibles ? Cela ne peut être que le reflet des orientations ministérielles. Nous ne saurions tolérer aucune atteinte, aucun compromis en matière de droits de l’homme et du citoyen.
Nous exigeons que des sanctions soit prises.
Comment peut-on parler de solidarité, de terre d’asile, d’humanisme, s’il est possible d’envisager l’expulsion de patient.e.s atteint.e.s de troubles graves, puisque hospitalisé.e.s sous contrainte ?
Comment notre système de santé peut-il garantir son indépendance et sa neutralité à l’ensemble de la population s’il est utilisé comme un service de renseignement ? Pour la CGT, ce sont bien les

fondements de notre république qui sont dangereusement bafoués.
Contrairement aux communications du ministère de la santé, les professionnel.le.s de santé ne sont pas sollicité.e.s et encore moins entendu.e.s.
Nous exigeons que la psychiatrie, élément essentiel à la cohésion sociale de notre pays, fasse l’objet d’une réflexion nationale dans le but de légiférer sur les orientations à prendre et de déterminer démocratiquement les moyens à mettre en oeuvre pour que la psychiatrie française retrouve sa dimension égalitaire, humaine et solidaire.

Le 30 Janvier, tous en grève pour les EHPAD

Passer du constat à l’action

L’impact sanitaire de la canicule de 2003 fut un choc comme révélateur de la vulnérabilité et de la souffrance des personnes âgées dans notre société. Pourtant dans la 5ème puissance économique mondiale, il semble que les pouvoirs publics ne soient pas encore décidés à agir concrètement pour que la question du bien vieillir soit une priorité.

Pire, la Ministre de la santé et le gouvernement aggravent la pénurie de moyens (convergence des tarifs), suppression des contrats aidés, …

De l’humain pour prendre soins

Pas un mois ne s’écoule sans que des personnels d’un Etablissement d’Hébergement pour Personnes Agées Dépendantes (EHPAD), soutenus par les résidents et leurs familles, ne se mobilisent pour exprimer leur épuisement face à des conditions de travail très dégradées qui mettent en péril leur santé tant sur le plan physique que psychologique.

Faute de ressources humaines suffisantes, et malgré l’engagement quotidien des personnels des EHPAD, la prise en charge des personnes âgées, dans ces structures, ne permet pas une réponse satisfaisante à leurs besoins : De moins en moins de temps accordés à chacun, des projets de vie qui ne peuvent être respectés, …

Des EHPAD au coeur de la vie de nos territoires

Les EHPAD sont aussi au cœur de la vie de nos territoires. Ces structures sont des acteurs incontournables pour le développement du lien social et de l’activité économique particulièrement en zone rurale et périphérique.

Dans ces territoires les EHPAD sont sources de nombreux emplois locaux directs et indirects, et apportent une réponse de proximité aux citoyens confrontés à la perte d’autonomie.

Remettons nos ainés au coeur de la société

Monsieur la président de la République, nous vous demandons :

  • de mettre définitivement les citoyens à l’abri de l’angoisse de la perte d’autonomie en INTEGRANT PLEINEMENT CE RISQUE A LA SECURITE SOCIALE et en engageant la solidarité nationale pour son financement.

 

  • LE RESTE A CHARGE DOIT DISPARAITRE en EHPAD car il devient insoutenable pour nombre de retraités et de salariés qui voient leur pouvoir d’achat s’éroder et leurs conditions d’existence se précariser.

 

  • d’ENGAGER UN PLAN D’URGENCE EMPLOI pour répondre aux besoins de ressources humaines dans les EHPAD et ainsi permettre une prise en charge digne et de qualité des résidents de ces établissements. Cela passe, notamment, par l’embauche à temps complet et de manière pérenne des salariés en contrats aidés.

RENDEZ-VOUS 10H30 DEVANT LA PREFECTURE DE LIMOGES pour un rassemblement

La CGT du CH Esquirol a déposé un préavis de grève à l’occasion de cette journée.

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