Loi de Financement de la Sécurité Sociale: « les jours heureux » derrière nous?

Aux citoyens et citoyennes, résistants et résistantes d’hier et d’aujourd’hui

Premières attaques en 2007 sous Sarkozy !

En 2017, sous Macron ; elles continuent.

Qu’en restera-t-il en 2022 ?

La Sécurité sociale, projet de 1944 est vidée de son esprit, non seulement pour les libertés et la vie démocratique, mais aussi dans les domaines économique, social, culturel… tout ce qui permet de vivre en sécurité ses droits dans la société.

Le symbole est fort avec la suppression des cotisations sociales (chômage et maladie) – en fait une diminution qui se fera en deux temps. Ces cotisations sont remplacées par la CSG qui elle, est une imposition et non plus une cotisation.

Ce qui se prépare rien que pour la santé

Le gouvernement regarde ce que coûte le malade, il vise donc des réductions (de moins en moins de médicaments remboursables, fermetures d’hôpitaux et regroupement des services, télémédecine…) et des augmentations (honoraires des médecins, hausse de la tarification des hôpitaux…). Il compte sur les mutuelles ! Tant pis si certains patients n’en ont pas ou si les bons contrats de mutuelles ne sont pas accessibles à toutes les familles ou aux individus. De toute façon, plus les coûts médicaux augmenteront, plus les tarifs des mutuelles s’envoleront, ce qui exclura de nombreuses personnes des soins.

En réalité ce n’est pas la santé, l’objectif, c’est le gain budgétaire que peuvent apporter les malades et leurs comportements. Par exemple la « taxe soda », ce n’est pas la diminution de la consommation de sucre pour diminuer le diabète et l’obésité qui est recherchée (il suffirait de baisser régulièrement l’ajout de sucre dans les boissons pour déshabituer les consommateurs comme ce qui a été fait pour le sel), c’est la perception de taxes. Pareil pour le paquet de cigarettes à 10 euros, l’objectif n’est pas de baisser la consommation de tabac pour diminuer le cancer du poumon ; en effet l’augmentation très progressive du prix du paquet (un peu tous les ans jusqu’en 2020) permet d’habituer l’acheteur à le payer plus cher et ainsi continuer d’en acheter. Pareil également pour le prix du diésel… tant pis pour les particules fines.

Et avec le développement de la vaccination et donc de la production de vaccins, on peut prévoir de futures entrées financières pour l’économie pharmaceutique. En reversera-t-elle par les impôts ? On peut en douter, vu les derniers cadeaux fiscaux ! Les assistés ne sont pas toujours ceux qu’on croit !

Surveiller…

Le malade, le travailleur, le chômeur, le père et la mère de famille, le locataire… pour qu’ils ne fraudent pas. Mais surtout pas les « premiers de cordée », qui doivent se sentir libres !

… et donc les punir

En les excluant de leurs droits et en récupérant ce qu’ils n’ont pas payé et acquis frauduleusement sans oublier les indemnités de retard… Mais surtout pas les « premiers de cordée », qui doivent pouvoir investir !

Quand on lit les mesures du programme du Conseil national de la résistance, on mesure tout ce qui risque de disparaître !

Voici la partie du programme qui nous a apporté tant et que l’on doit défendre ! 

Les jours heureux – Le programme du Conseil national de la Résistance

Le CNR a défini son programme prévisionnel pour la Libération le 15 mars 1944.

Première publication le 24 mars 1944 sous le titre Les jours heureux, par le CNR, Programme du Conseil national de la Résistance (CNR).

Née de la volonté ardente des Français de refuser la défaite, la RÉSISTANCE n’a pas d’autre raison d’être que la lutte quotidienne sans cesse intensifiée.

Cette mission de combat ne doit pas prendre fin à la Libération. Ce n’est, en effet, qu’en regroupant toutes ses forces autour des aspirations quasi unanimes de la Nation, que la France retrouvera son équilibre moral et social et redonnera au monde l’image de sa grandeur et la preuve de son unité.

Aussi les représentants des organisations de la RÉSISTANCE, des centrales syndicales et des partis ou tendances politiques groupés au sein du C.N.R. , délibérant en assemblée plénière le 15 mars 1944, ont-ils décidé de s’unir sur le programme suivant, qui comporte à la fois un plan d’action immédiate contre l’oppresseur et les mesures destinées à instaurer, dès la Libération du territoire, un ordre social plus juste.

[…]

II – MESURES À APPLIQUER DÈS LA LIBÉRATION DU TERRITOIRE

Unis quant au but à atteindre, unis quant aux moyens à mettre en oeuvre pour atteindre ce but qui est la Libération rapide du territoire, les représentants des mouvements, groupements, partis ou tendances politiques, groupés au sein du C.N.R. proclament qu’ils sont décidés à rester unis après la Libération :

[…]

4) Afin d’assurer :

l’établissement de la démocratie la plus large en rendant la parole au peuple français par le rétablissement du suffrage universel ;
la pleine liberté de pensée, de conscience et d’expression ;
la liberté de la presse, son honneur et son indépendance à l’égard de l’État, des puissances d’argent et des influences étrangères ;
la liberté d’association, de réunion et de manifestation ;
l’inviolabilité du domicile et le secret de la correspondance ;
le respect de la personne humaine ;
l’égalité absolue de tous les citoyens devant la loi ;

5) Afin de promouvoir les réformes indispensables :

  1. a) Sur le plan économique :
  • l’instauration d’une véritable démocratie économique et sociale, impliquant l’éviction des grandes féodalités économiques et financières de la direction de l’économie ;
    • une organisation rationnelle de l’économie assurant la subordination des intérêts particuliers à l’intérêt général et affranchie de la dictature professionnelle instaurée à l’image des États fascistes ;
    • l’intensification de la production nationale selon les lignes d’un plan arrêté par l’État après consultation des représentants de tous les éléments de cette production ;
    • le retour à la nation des grands moyens de production monopolisés, fruit du travail commun, des sources d’énergie, des richesses du sous-sol, des compagnies d’assurances et des grandes banques ;
    • Le développement et le soutien des coopératives de production, d’achats et de ventes, agricoles et artisanales ;
    • Le droit d’accès, dans le cadre de l’entreprise, aux fonctions de direction et d’administration, pour les ouvriers possédant les qualifications nécessaires, et la participation des travailleurs à la direction de l’économie.
  1. b) Sur le plan social :
  • le droit au travail et le droit au repos, notamment par le rétablissement et l’amélioration du régime contractuel du travail.
    • un rajustement important des salaires et la garantie d’un niveau de salaire et de traitement qui assure à chaque travailleur et à sa famille la sécurité, la dignité et la possibilité d’une vie pleinement humaine.
    • la garantie du pouvoir d’achat national par une politique tendant à la stabilité de la monnaie ;
    • la reconstitution, dans ses libertés traditionnelles, d’un syndicalisme indépendant, doté de larges pouvoirs dans l’organisation de la vie économique et sociale ;
    • un plan complet de sécurité sociale, visant à assurer à tous les citoyens des moyens d’existence, dans tous les cas où ils sont incapables de se les procurer par le travail, avec gestion appartenant aux représentants des intéressés et de l’État ;
    • la sécurité de l’emploi, la réglementation des conditions d’embauchage et de licenciement, le rétablissement des délégués d’atelier ;
    • l’élévation et la sécurité du niveau de vie des travailleurs de la terre par une politique de prix agricoles rémunérateurs, améliorant et généralisant l’expérience de l’Office du blé, par une législation sociale accordant aux salariés agricoles les mêmes droits qu’aux salariés de l’industrie, par un système d’assurance contre les calamités agricoles, par l’établissement d’un juste statut du fermage et du métayage, par des facilités d’accession à la propriété pour les jeunes familles paysannes et par la réalisation d’un plan d’équipement rural ;
    • une retraite permettant aux vieux travailleurs de finir dignement leurs jours ;
    • le dédommagement des sinistrés et des allocations et pensions pour les victimes de la terreur fasciste.
  1. c) Une extension des droits politiques, sociaux et économiques des populations indigènes et coloniales.
  2. d) La possibilité effective pour tous les enfants français de bénéficier de l’instruction et d’accéder à la culture la plus développée quelle que soit la situation de fortune de leurs parents, afin que les fonctions les plus hautes soient réellement accessibles à tous ceux qui auront les capacités requises pour les exercer et que soit ainsi promue une élite véritable, non de naissance mais de mérite, et constamment renouvelée par les apports populaires.

Ainsi sera fondée une République nouvelle qui balaiera le régime de basse réaction instauré par Vichy et qui rendra aux institutions démocratiques et populaires l’efficacité que leur avaient fait perdre les entreprises de corruption et de trahison qui ont précédé la capitulation. Ainsi sera rendue possible une démocratie qui unisse au contrôle effectif exercé par les élus du peuple la continuité de l’action gouvernementale.

L’union des représentants de la RÉSISTANCE pour l’action dans le présent et dans l’avenir, dans l’intérêt supérieur de la patrie, doit être pour tous les Français un gage de confiance et un stimulant. Elle doit les inciter à éliminer tout esprit de particularisme, tout ferment de division qui pourraient freiner leur action et ne servir que l’ennemi.

En avant donc, dans l’union de tous les Français rassemblés autour du C.F.L.N et de son président, le général De Gaulle !

En avant pour le combat, en avant pour la victoire, afin que VIVE LA FRANCE !

LE CONSEIL NATIONAL DE LA RÉSISTANCE  

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