Le Remue-méninges de la CGT du CH Esquirol : Mars 2018

CGOS : Fin de la prestation retraite et maladie

Les conditions de travail déplorables et les bas salaires des hospitaliers ne suffisaient pas au gouvernement Macron, c’est maintenant aux pans les plus importants de l’action sociale qu’il s’en prend !

Déjà en 2019, demandé par un syndicat réformiste et soutenu par les directeurs, le transfert de la prestation Petite Enfance des régions vers le niveau national via le CESU va entraîner une chute faramineuse des montants servis, CESU dont beaucoup de parents ne pourront même pas se servir.
Aujourd’hui, Le Ministère veut supprimer des prestations majeures du CGOS sous couvert d’illégalité selon le rapport de la Cour des Comptes.

–  Dès le 1er janvier 2019, suppression pure et simple de la prestation départ à la Retraite (actuellement 48 € par année de service).

Le Ministère se donne de un à trois ans pour supprimer la prestation Maladie du CGOS et la remplacer par une hypothétique prévoyance gérée très certainement par les requins de l’assurance, mesures qui, de toutes les manières, seront défavorables aux hospitaliers en maladie déjà victimes des mauvaises conditions de travail à l’Hôpital.

Toutes ces mesures font suite aux mauvais coups portés en 2017, déjà combattus par la CGT tels que la suppression de la prestation mariage, prestation adoption, baisse de la prestation décès, etc. Les œuvres sociales sont l’argent des agent-e-s, c’est à eux de décider avec leur organisation syndicale représentative de faire les choix. Les prestations du CGOS ne doivent pas être une variable d’ajustement budgétaire pour répondre aux réductions budgétaires du financement de la santé.
La CGT combattra ces mesures inacceptables, seule la mobilisation
des salarié.e.s pourra faire reculer le gouvernement Macron.
Lors de l’assemblée générale du CGOS en juin, la CGT défendra ces prestations et à cette occasion chacun.e devra se positionner pour le maintien des droits des agents.

Au CH de Blois : les IDE psy vont remplacer dans les services de soins généraux !

Dernière nouveauté dans les services de psychiatrie du CH de Blois. Les IDE de nuit qui ont pris leur service à 21h ont eu « le bonheur » de se voir confier comme mission par la cadre de nuit un remplacement en gastro-entéro et un autre aux urgences. Bien évidemment à 21h, mises au pied du mur, les IDE se sont vu en difficulté pour refuser ces remplacements.

Malgré leurs « réticences » et  leurs craintes de commettre une faute professionnelle du à leur manque de pratiques, celles-ci se sont vu contraintes par la cadre d’y aller sous menace de sanctions pour abandon de poste.

Pour l’instant, ce cas de figure ne s’est pas présenté à Esquirol. Pourvu que cela dure…

Le gouvernement souhaite instaurer un deuxième jour férié non payé

Une nouvelle idée lumineuse circule… que le président de la République trouve intéressante : pourquoi ne pas financer et améliorer la prise en charge de la perte d’autonomie par la mise en place d’une nouvelle « journée de solidarité » ?
Après avoir fait les poches des retraités, le gouvernement envisage de sabrer les jours de repos des salariés… Une nouvelle manière de remettre en question les 35 heures ?
Pourquoi les travailleur-euses devraient être encore une fois les dindons de la farce ? Cette mesure avait été largement contestée à l’époque, de nombreuses mobilisations avaient éclaté pour mettre à mal ce dispositif.
Le bilan de la première journée de solidarité est sans appel, cette mesure est socialement injuste. La question de la perte d’autonomie concerne tout le monde. Pourquoi son financement pèserait sur les seuls travailleurs ?
En tout état de cause, la CGT le réaffirme une nouvelle fois, la perte d’autonomie, quel que soit l’âge, fait partie des risques qui doivent être couverts par la branche maladie de notre sécurité sociale. En aucune façon, elle ne peut être gérée en dehors de celle-ci et financer autrement que par la cotisation sociale sur le travail, seul système solidaire comme il l’a démontré de longue date.
Il serait inacceptable qu’une nouvelle fois ce soit les travailleurs qui soient mis à contribution parce que le gouvernement a fait le choix de servir les riches et les entreprises. Les moyens de financement d’une sécurité sociale pour tous sont là, il faut juste la volonté politique, en toute justice et équité :
• exonération de cotisations sociales faite aux entreprises : 35 milliards d’euros ;
• Crédit Impôt Compétitivité Emploi : 27 milliards d’euros perçus surtout par les grosses entreprises et qui n’a pas réduit le chômage de masse ;
• Crédit Impôt Recherche : 6 milliards d’euros, là aussi pour les grosses entreprises et pourtant une recherche en pleine déconfiture ;
• réforme de l’impôt sur la fortune : 5 milliards d’euros rendus aux très riches.
Ces quatre éléments représentent 73 milliards d’euros, et, encore, ce n’est qu’une partie des 230 milliards d’euros d’argent public octroyés aux entreprises chaque année.
La prise en charge de la perte d’autonomie est estimée à environ 10 milliards d’euros par an, « seulement » pourrait-on dire, au vu des sommes octroyées aux nantis et aux entreprises.
La CGT pose également la question de la politique de prévention et des fonds qu’il faut y allouer. Pour bien vieillir, il faut bien travailler.

La CGT propose de créer un nouveau droit dans le cadre de la branche maladie, à côté de la maladie, de la maternité, de l’invalidité et du décès.

Situation au CHU de Limoges : la lutte s’annonce « longue comme un dimanche sans pain »

 

Pas facile de s’y retrouver dans le dernier best-seller de la direction du CHU de Limoges tant les attaques sont nombreuses contre les droits et l’ hôpital. Voici quelques précisions pour y voir plus clair et quelques bonnes raisons de se mobiliser contre ce projet néfaste.

On a besoin de bras et… ils suppriment encore des emplois !

Alors que dans tous les secteurs il manque des bras pour pouvoir assurer quotidiennement la mission de service public, la direction annonce dans stratégie 2020 : « la mise en conduite des réorganisations s’accompagne d’une économie globale de postes non médicaux équivalente à 158 Équivalents Temps Plein (ETP) mise en œuvre au gré notamment (MAIS PAS QUE !) des départs à la retraite ».

Face aux inquiétudes et interpellations des agents lors de l’assemblée générale le Directeur n’a donné aucune garantie aux personnels contractuels sur la pérennité de leur poste et leur intégration au sein de la fonction publique hospitalière.

Et la direction ne s’arrête pas en si bon chemin. En fine stratège et pour améliorer la prise en charge des patients elle annonce la fermeture de 101 lits alors même que l’établissement pointe en tête de l’encombrement des urgences et que les lits de sur occupation sont ouverts quotidiennement…. sans les effectifs dédiés.

6 RTT en moins mais…TOUJOURS 15 MINUTES DE PLUS !

Dans sa grande volonté de justice et d’équité le Directeur Général souhaite harmoniser les Durées Quotidiennes de Travail (DQT) au sein de l’établissement dans les secteurs soignants, administratifs, techniques et logistiques. Il aurait pu tendre harmonieusement vers les 7h45. Ben zut, encore raté, ce sera 7h30.

Le constat est simple : 6 jours de RTT en moins pour les agents qui dans les faits continueront à travailler 7h45 (voire plus) mais qui n’auront que 7h30 comptabilisées dans le logiciel de temps de travail. En réalité cette décision n’est que le résultat d’un simple calcul arithmétique. Pour 1000 agents que vous passez de 7h45 à 7h30 vous générez une économie de 6X1000 = 6000 jours de travail qui correspondent à environ 30 emplois temps plein. Emplois qui seront donc supprimés ! ! !

Stop à l’escalade guerrière en Syrie !

La CGT condamne les frappes militaires exécutées contre la Syrie par la France, les USA et la Grande-Bretagne.

La France, les États-Unis et la Grande-Bretagne, principales puissances militaires de l’OTAN, se sont affranchis des règles internationales. Ils violent l’article 42 de la Charte des Nations Unies qui attribue cette responsabilité au Conseil de Sécurité. Ils piétinent par leur action guerrière l’Organisation des Nations Unies, fondée en 1945 au lendemain de la deuxième guerre mondiale, pour prévenir les conflits et construire un avenir meilleur pour tous les êtres humains. Cette escalade guerrière ne conduit à aucune solution pour la Paix et engendre des monstruosités.

Faut-il rappeler que, depuis plusieurs mois, Trump n’a de cesse de vouloir décrédibiliser l’action de l’ONU ?

Cette surenchère militaire risque d’avoir des conséquences imprévisibles et dramatiques. Une solution politique, sous l’égide de l’ONU, pour éviter un conflit aux conséquences incalculables, voire une conflagration généralisée, s’impose. Œuvrer à la Paix et à une transition

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