POURSUITE DE LA DESTRUCTION DE LA PSYCHIATRIE PUBLIQUE FRANÇAISE

La Fédération Santé Action Sociale CGT, avec l’appui de sa Commission Nationale Psychiatrie, dénonce depuis des années les différentes réformes libérales qui asphyxient la psychiatrie en l’étranglant budgétairement, les Groupements Hospitaliers de Territoires en étant le principal bras armé.
A l’appel de la Fédération Santé Action Sociale CGT, de nombreuses actions et mobilisations ont eu lieu ce jour 15 novembre sur tout le territoire : interpellation des Agences Régionales de la Santé, municipalités, actions dans les établissements, distributions de tracts, assemblées avec les personnels, sensibilisation et débats avec les usagers et leurs familles.
En septembre 2017, la CGT avait déjà mené différentes actions, notamment devant les ARS, pour dénoncer la destruction massive de la Psychiatrie Publique Française.
Le fossé continue de se creuser entre les besoins de la population et les maigres moyens dont dispose la psychiatrie pour y faire face.
Mme BUZYN poursuit le projet de disparition de la psychiatrie en la noyant dans les hôpitaux généraux. Pour la Ministre, l’hôpital psychiatrique ne dispenserait pas de soins somatiques et aurait un fonctionnement autarcique, imperméable à toute évolution. Quel mépris de notre travail !!!
Le gouvernement clame que « la psychiatrie est en difficulté par sa désorganisation » et nous propose une feuille de route avec 37 mesures « portant une vision positive de la santé mentale », alors que dans les services de soins, nous, les soignant.e.s, vivons une toute autre réalité.
Pour la CGT, les restructurations se font à marche forcée, des lits sont supprimés, des structures de consultations externes sont fermées. Partout les conditions d’hospitalisation se dégradent jusqu’à en devenir inhumaines, laissant les familles en détresse seules face à la maladie de leurs proches.
Pourtant, depuis des décennies, l’organisation en secteur de psychiatrie a fait preuve de sa modernité en privilégiant la proximité des soins, l’accompagnement au plus près des lieux de vie et en limitant les hospitalisations à temps complet.
Il est indispensable qu’en partant des besoins, un débat avec l’ensemble des acteurs ait lieu pour définir démocratiquement les objectifs en termes de santé mentale et de psychiatrie. La CGT exige des moyens humains et financiers à la hauteur des besoins pour exercer nos missions de Services Publics.
Nous réaffirmons l’urgence de reconstruire une psychiatrie publique moderne, accessible et financée par la Sécurité Sociale.

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