IRAN: REZA SHAHABI SYNDICALISTE REPRIME!

Le syndicat CGT CH Esquirol soutient Reza Shahabi, syndicaliste iranien a été condamné à 6 ans de prison en juin 2010. Il était dirigeant du syndicat de la régie des transports de Téhéran et de sa banlieue.

Reza souffre d’insuffisance rénale, d’hypertension artérielle, de douleurs dorsales et lombaires ainsi que d’une sévère arthrose du fait de la détérioration de quatre vertèbres.

Son état de santé a été aggravé par de longs mois de grève de la faim.

Depuis de longs mois, le mouvement de solidarité avait été relayé en France par des éxilés iraniens, Amnesty internationale ainsi que par l’intersyndicale CGT-Solidaires- FSU-CFDT-UNSA. Une intervention a eu lieu auprès des autorités iraniennes et françaises pour que Reza soit hospitalisé de toute urgence,notamment pour une opération de la colonne vertébrale.

Au 50ème jour de grève de la faim, Reza a reçu la visite d’un représentant du pouvoir. Celui-ci a constaté une dégradation de son état de santé: hémorragie gastrique, fort aigrissement, insensibilité des membres…Il lui a alors annoncé qu’il suspendait sa grève de la faim mais qu’il la reprendrait si cet engagement n’était pas respecté.

Reza est actuellement en liberté conditionnelle sous caution. Il est à la merci à tout moment d’une arrestation et d’un emprisonnement pour purger le reste de sa peine (3 mois). Un nouvel emprisonnement mettrait sa santé en péril au vu des lourdes pathologies dont il souffre.

Nous avons appris que Reza est convoqué samedi 11 février 2017 devant le Tribunal révolutionnaire de Téhéran.

Un retour en détention de Reza Shahabi, condamné injustement pour son activité syndicale, ne serait qu’une violation supplémentaire des conventions internationales et une atteinte aux droits de l’homme.

En Iran, les travailleurs sont privés de libertés essentielles: droit de grève, de manifester, de constituer des syndicats. Accusés d’avoir enfreint ces interdictions, des milliers de salariés sont arrêtés et emprisonnés.

La CGT tient à rappeler au gouvernement iranien que les répressions et les condamnations des syndicalistes sont illégales au regard des conventions internationales du travail.Nous rappelons que l’Iran a ratifié les conventions 87 et 98 de l’OIT sur la liberté syndicale.

La CGT demande aux autorités iraniennes de respecter les conventions internationales et que Reza Shahabi ne sera pas inquiété à l’issue de cette audience.

 

 

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