La Révolution russe et le Limousin: hommage aux mutins russes de 1917 massacrés à la Courtine (Creuse)

En 1916, à la demande du gouvernement français, le tsar de Russie, Nicolas II, envoie des troupes pour prêter main forte aux soldats français. A la suite de la Révolution russe, des mutineries se déclenchent parmi elles l’année suivante sur le front de Champagne ; elles ont été sévèrement réprimées par l’État major français.

Un monument a été inauguré en 2012 en hommage à tous ceux qui furent internés et réprimés pour avoir refusé de poursuivre la guerre.

Ce monument rappelle un épisode longtemps méconnu de la guerre de 1914-1918. La Creuse était loin du front mais la saignée qu’elle a subie l’a rendue perméable aux idées pacifistes. Après le monument pacifiste de Gentioux Pigerolles, ce site mémorial de la Courtine rend hommage aux 10 000 soldats russes qui se sont mutinés. Cette mutinerie a été sévèrement réprimée par l’Etat Major français.

La France a largement cherché à étouffer cette affaire en tentant de la réduire à un problème strictement russe. Cette première brigade russe insurgée avait été envoyée en Creuse par crainte de la « contagion » d’idées révolutionnaires et pacifistes sur le front, au cours d’une année 1917 marquée aussi par des mutineries chez les Poilus. Dans le camp de la Courtine, au cours de l’été
1917, les soldats russes ont chassé leurs officiers et créé un soviet.

Après leur avoir coupé les vivres, on leur donne le coup de grâce le 15 septembre « avec des canons de 75 ». Le nombre de morts n’a toujours pas pu être évalué avec précision.

« À bas la guerre ».

 

 

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