Remue méninge : bulletin d’information juillet 2018

La « châtelaine » et les jardiniers

Il était une fois, dans un grand parc au sein du CH Esquirol, des jardiniers qui faisaient leur travail en entretenant les espaces verts du parc. Celui-ci étant très grand, la surface à entretenir était donc assez conséquente. Ces jardiniers, soucieux du travail bien fait, tondaient la pelouse pour éviter que le parc hospitalier prenne des airs de « jungle équatoriale ». Mme la châtelaine, se trouvant indisposée par le bruit des tondeuses, se met à agresser verbalement ces agents leur demandant d’arrêter immédiatement leur travail. Mme la Châtelaine, vivant certainement à une autre époque, a oublié que les personnels, exerçant un emploi sur le site, ne sont pas des serfs mais des fonctionnaires qui méritent le respect.

Si effectivement Mme la châtelaine est indisposée par le bruit des tondeuses, elle peut envisager de mettre un troupeau de moutons dans le parc, quoi que les bêlements peuvent aussi occasionner des désagréments sonores. L’utilisation d’une faux est une piste envisageable en terme de prévention des nuisances sonores mais risque de poser quelques problèmes en matière d’efficacité et de pénibilité.

« N’ouvre la bouche que seulement si tu es sûr que ce que tu vas dire est plus beau que le silence » Proverbe arabe

Agents de jour effectuant des nuits ponctuelles : fin des heures à rendre.Une Victoire !

Le Directeur a confirmé au CTE du 26 juin que les agents de jour effectuant des quinzaines de nuit n’auront plus d’heures à rendre.

La CGT se félicite de cette victoire. Nous avons, depuis des mois, lutté pour obtenir gain de cause ( pétitions, déclarations en CHSCT, CTE, rencontre avec le directeur…). Nous devons cependant rester vigilants. Les attaques menées par le gouvernement contre nos acquis et nos conditions de travail nous obligent à ne pas se reposer sur nos lauriers. La lutte paie et nous devons continuer à défendre notre statut et reconquérir des nouveaux droits.

Pétition contre l’arrêt des prestations retraite et maladie du CGOS

A ce jour, vous avez été 256 agents à signer la pétition contre la casse du CGOS.

Le 14 juin 2018, s’est tenu l’Assemblée Générale du CGOS où la CGT a fait une déclaration contre cette casse des oeuvres sociales des hospitaliers.

Le Président des riches et sa cour qui nous gouverne, attaquent les salariés tout azimut. Tout doit y passer : le code du travail, le statut
des cheminots, les demandeurs d’emploi, les retraités, les fonctionnaires, tous ces« privilégiés » qui ne sont qu’un coût pour le
capitalisme. Après tout, que vaut la vie de ces manants, face à celle des premiers de cordée ?

Ainsi, l’action sociale des hospitaliers ne serait-elle qu’un coût insupportable et injustifié pour les établissements… ? La CGT le réaffirme : cet argent est le salaire différé des hospitaliers !

Deux prestations sont dans le collimateur du gouvernement : la prestation « maladie » et la prestation « départ à la retraite ».
Le seul but : économiser environ 200 millions d’euros, soit la moitié du budget du CGOS.
Il serait illusoire pour certains directeurs d’imaginer que ces sommes « économisées »reviennent dans le budget des hôpitaux, elles ne
serviront qu’à diminuer d’autant la dotation des établissements au travers de l’Ondam. (Objectif National de Dépense d’Assurance Maladie)
Concernant la prestation maladie, le but est clair : offrir aux groupes assurantiels privés une manne de près d’un million de clients à travers
la prévoyance, sous couvert de la sacro-sainte « loi du libéralisme européen ». Rappelons simplement que l’ensemble des 90 millions d’euros du budget de la prestation maladie vont intégralement aux agents bénéficiaires. Le budget de fonctionnement de grands groupes mutualistes et assurantiels est de 25 %, ce sera donc autant de moins redistribué aux      futurs     assurés.
La sanction est sévère pour les agents qui ont de plus en plus de soucis de santé et de maladie professionnelle. Aujourd’hui, c’est un fait, l’hôpital rend malades les hospitaliers. Et pour les remercier du service rendu, le gouvernement leur offre… la suppression de la prestation maladie.
Ainsi, pour ne pas basculer dans la précarité, « les dos cassés » n’auront pas d’autre choix que de reprendre le travail pour manger, au détriment de leur               santé…
Concernant la prestation « départ à la retraite », le montant moyen est de 1 691 € bruts… Il est vrai que là, on frise l’indécence face aux premiers de cordée qui perçoivent plusieurs millions d’euros. Ce budget de la ligne départ à la retraite s’élève à 34 millions d’euros pour 20 095 hospitaliers. Pour comparaison, PSA avait provisionné 21 millions d’euros de prime de départ à la retraite pour son seul PDG. Là, le gouvernement n’avait pas crié à l’illégalité, malgré l’indécence ! Il vaut mieux prendre aux pauvres, car ils sont plus nombreux, vieil                adage     libéral.
Ce fameux PDG a déjà pu ainsi s’offrir de belles vacances alors que les hospitaliers, eux, avec un budget de plus en plus restreint et des pensions de retraite toujours plus basses, n’auront que peu de perspectives de loisirs et d’évasion.

Le gouvernement annonce le gel du point d’indice des fonctionnaires pour 2019

Le gouvernement a annoncé le maintien du gel du point d’indice pour 2019. Cette nouvelle mesure de l’exécutif va affectera le pouvoir d’achat de plus de cinq millions de travailleurs du service public.

Le point d’indice est un terme un peu barbare, mais c’est sur cette base qu’est calculée la rémunération de plus de cinq millions de fonctionnaires. Du cadre de catégorie A à l’employé de catégorie C, le salaire de chacun dépend de ce point d’indice multiplié par l’indice propre à chaque fonctionnaire qui dépend de sa position dans la hiérarchie, de son ancienneté…

Depuis dix ans, ce point d’indice n’a été revalorisé que de 0,6 %. Alors qu’entre 1997 et 2010, les revalorisations étaient annuelles, voire pluriannuelles, depuis 2010, les gouvernements Sarkozy, Hollande puis désormais Macron ont pris l’habitude de geler son évolution (à l’exception des deux dernières années de mandat de François Hollande qui, dans l’idée folle de se représenter, avait accepté deux revalorisations mineures).

Ce gel du point d’indice affecte tous les fonctionnaires, du haut fonctionnaire dans un ministère à l’aide-soignant d’un hôpital bondé, mais c’est évidemment sur les petits salaires qu’il a les conséquences les plus dramatiques, les comptes en banque à découvert et les fins de mois difficiles.

Ce gel du point d’indice s’inscrit dans le contexte plus global de gestion de la fonction publique, de donner moins d’argent pour que les agents fassent le même service. C’est dans ce sens que les administrations, les écoles, les hôpitaux ont de plus en plus recours aux contrats précaires, que tous les fonctionnaires en arrêt maladie ont un jour non payé depuis quelques mois.

Ce gel du point d’indice constitue une nouvelle attaque pour tous les travailleurs du secteur public. Ce sont pourtant toutes et tous les aides-soignants, les infirmiers, les enseignants de la maternelle à l’université qui font vivre ces services publics. Ce sont d’elles et eux dont dépend son avenir. Ce sera par la grève qu’ils se feront entendre de ce gouvernement qui se comporte envers ses salariés, à bien des égards, exactement comme beaucoup de patrons du privé.

En 2018, la valeur du point d’indice est de 4,68 Euros brut et 3,72 Euros net. Pour calculer votre salaire

Votre indice X point d’indice

Ex : ASHQ classe normale à l’échelon 6

Indice brut 354 ( 354 x 4,68= 1 656 Euros Brut)

Indice majoré 330 ( 330 X 3,72 = 1 227 Euros net)

Black Friday : la vraie signification

C’est la grande braderie de la vente en ligne : le Black Friday ! Des promos qui font déclencher la fièvre acheteuse… attention à la gueule de bois !

Il fut un temps où cette célébration désignait la liquidation pure et simple du reste d’esclaves noirs non vendus, par leurs maîtres blancs sur le marché de la place publique. Avant le départ vers l’Afrique pour en attraper de nouveaux plus frais, et renouveler ainsi le stock.

C’est ainsi que des esclaves étaient exposés devant des centaines d’acheteurs, qui faisaient leur choix et en ramenait dans leurs plantations pour travailler du coton, de la canne à sucre, ou dans leur maisons afin d’effectuer les taches domestiques.

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sur le site internet : CGT CH ESQUIROL LIMOGES

Ou sur facebook : CGT Esquirol Limoges

Permanences syndicales du lundi au vendredi de 9h à 17h

 

La CGT du CH Esquirol vous souhaite de bonnes vacances d’été. Pour vous distraire sur la plage, un petit jeu sponsorisé par le gouvernement Macron !

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